Va-t-on enfin arrivé à vendre notre Rafale ?

Publié le par siryll


Faisant suite à un accord de principe annoncé par le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, Dassault Aviation devrait vendre en premier lieu 36 Rafale au Brésil (2010) puis, peut-être, augmenter le nombre d’avions pour passer au final à pas moins de 60 appareils.

"On peut raisonnablement penser que les négociations contractuelles devraient s'achever dans le courant de l'année prochaine", a-t-il dit.

Le président brésilien Lula a fait part de la décision de principe d'acheter les Rafale à son homologue français Nicolas Sarkozy, qui effectue une visite d'Etat de 24 heures à Brasilia, en citant "l'étendue des transferts de technologie" consentis par la France.

"La déclaration du président Lula veut clairement dire que le Rafale a gagné la compétition", a ajouté le porte-parole de Dassault. Toutefois je pense que les discussions entre les deux parties vont se prolonger "encore plusieurs mois."

Il ne reste " plus qu’à "définir le périmètre de l’offre concernant le transfert de compétences sur l'avion, la maintenance, l'armement puis une phase de négociations financières, commerciales et une phase de négociations sur les clauses contractuelles.

Le président brésilien a refusé de confirmer le montant de ce contrat, estimé par l'Elysée à au moins 5 milliards d'euros.

Selon Dassault, le gain de ce contrat s'explique par "la très forte implication personnelle des deux chefs de l'Etat et l'attractivité de l'offre française, plus spécialement en termes de performances du Rafale et de transfert de technologies".

 

Par ailleurs la France serait également en discussions avec les Emirats pour le remplacement des Mirage 2000 de l'armée de l'air émiratie par des Rafale.

 

Les analystes estiment que le contrat pourrait générer six à huit milliards d'euros de chiffre d'affaires en tenant compte à la fois des livraisons des avions et des équipements militaires associés. Mais en attendant la France et les Emirats négocient le prix de l'avion et des équipements mais également la reprise des Mirage.

C'est la variable d'ajustement qui peut faire bouger le prix global de l'opération. Les équipes de Dassault ne veulent pas que la valeur faciale du contrat diminue.

La France doit se la jouer finement car les Etats-Unis, qui équipent également la flotte militaire des Emirats avec des F-16 fabriqués par Lockheed, devraient essayer de peser dans la négociation jusqu'au bout. "S'ils peuvent faire capoter l'opération et proposer des F-18 (Boeing) ou des F-35 (Lockheed).

 

Le Rafale, avion de combat polyvalent, n'est actuellement en service que dans l'armée de l'air et la marine françaises.

Il s'agirait de la première vente à l'exportation de l'avion construit par Dassault après que Dassault Aviation ait échoué à plusieurs reprises à placer l'avion à l'international ces dernières années, notamment en Corée du Sud, à Singapour, en Australie et au Maroc.


Publié dans Divers

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