Morane-Saulnier MS.406 - Son histoire

Publié le par siryll

 Morane-MS-406---plan.jpg

Rôle

Avion de chasse

Constructeur

SNCAO

Premier vol

1938

Mise en service

1938

Date de retrait

1954

Nombre construit

Entre 1410 et 1421 environ

Équipage

1 pilote

Motorisation

Moteur

1 Hispano-Suiza 12Y-31, 12 cylindres en V

Puissance

860 ch

Dimensions

Envergure

10,65 m

Longueur

8,15 m

Hauteur

2,82 m

Surface alaire

17,1 m²

Masses

À vide

1 893 kg

Maximale

2 720 kg

Performances

Vitesse maximale

486 km/h à 5000 m

Plafond

9 850 m

Vitesse ascensionnelle

850 m/min

Distance franchissable

900 km

Armement

Interne

1 canon Hispano-Suiza HS-9 ou HS-404 de 20mm,
2 mitrailleuses MAC 34 de 7,5 mm dans la voilure


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De prime abord le Morane-Saulnier MS 406 est caractéristique pour être :

-           Le premier chasseur français dépassant les 400 km/h,

-          Le premier chasseur moderne à entrer en service dans les unités de l'Armée de l'air,

-          L’avion de combat français les plus connus de la Seconde Guerre mondiale,

-          Le seul appareil français, avec le Potez 63, construit à plus de 1000 exemplaires.


Conception

En mars 1934 le Service Technique Aéronautique (STAE) lança un programme de chasseurs monoplaces (C1) pour assurer le remplacement des Dewoitine D.500 et Loire 46. Deux projets furent retenus, le Bloch MB.150 et le Morane-Saulnier MS.405.

C'étaient des monoplans à aile basse cantilever, cabine fermée, train d’atterrissage classique escamotable, équipé d’un moteur en étoile Gnome & Rhône 14N de 900 ch pour le  Bloch MB.150  et d’un moteur Hispano-Suiza en ligne de 860 ch pour le Morane-Saulnier MS.405.

Michel Detroyat pilota le premier MS 405 le 8 aout 1935 Il avait une structure métallique, un revêtement en aluminium, contreplaqué, et toile pour la partie arrière du fuselage, un moteur Hispano-Suiza 12Ygrs pour la partie mécanique. Il était armé d’un canon de 20 mm dans l’axe du moteur et d’une mitrailleuse de 7,5 mm dans chaque aile, tirant hors du disque d’hélice.

Le 20 janvier 1937 volait pour la première fois un second prototype, avec une voilure légèrement modifiée et équipé d’un moteur 12Ycrs. Cet appareil fut chronométré à 443 km/h. En juin 1937 le MS-405 n°01 participa au Meeting aérien de Bruxelles-Evère, piloté par Detroyat. Durant ce meeting il fut qualifié de ‘Meilleur chasseur du monde’. Sur la route du retour Detroyat poussa ce prototype au-delà des 400 km/h.

Le Ministère de l’Air commanda 16 appareils de présérie dès le 1er mars 1937.

Ces appareils, tous livrés en 1937, permirent de tester différentes motorisations, des équipements et des modifications de structure.

Le MS-406 fût le quatrième avion de présérie. Il était équipé d’un moteur Hispano-Suiza 12Y-31 de 860 ch et doté d’un radiateur escamotable.

Malheureusement ce radiateur posait d’énorme problème :

-          S’il était abaissé, on pouvait voler  plein gaz mais sa trainée réduisait les performances.

-           S’il était remonté, on devait réduire les gaz pour éviter une surchauffe du moteur !

Les appareils n°12 et 13, sans radiateur semi-rétractable mais avec un Hispano-Suiza 12Y-31, furent rebaptisés MS.406H et livrés à la Suisse.

35 MS-405 supplémentaires furent commandés en avril 1937.

905 autres appareils furent commandés en janvier 1938

Leurs constructions étant répartie entre les SNCAO (fuselage), SNCAC (voilure) et SNCAM (empennage), il fallait prés de 16 000heures de travail par appareil. Par les premiers exemplaires n’entrèrent donc en service qu’en décembre 1938.


Variantes

MS.406H

La Confédération helvétique achètera 2 MS-406H, combinant la cellule du MS.405 et la motorisation du MS.406 avec une instrumentation spécifique. Une licence de production fut achetée, le chasseur étant produit par la firme EKW sous la désignation D-3800, le moteur Hispano-Suiza 12Y-31 étant construit sous licence par Adolph Saurer AG. Les Suisses firent remplacer les mitrailleuses alimentées par tambour par des armes alimentées par bandes et l’hélice Chauvière à deux pas par une Esher-Wyss EW-V3 à pas variable. 8 appareils de présérie furent construits, suivis de 74 chasseurs de série, le dernier sortant d’usine en août 1940. 2 machines supplémentaires furent réalisées en 1942 à partir de pièces détachées, ce qui porte le nombre total construit à 84.
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En 1943 ces appareils furent modifiés (radiateur, installation hydraulique, …) pour se rapprocher du standard D-3801. Finalement relégués aux missions d’entrainement, ces appareils restèrent pourtant en service jusqu’en 1954.


MS.410

Le MS-406 aurait du être remplacé en première ligne par le Dewoitine D.520. Mais le 10 mai 1940 dix Groupes de Chasse étaient encore équipés de Morane, ainsi que quelques patrouilles de DAT. C’est pourquoi en avril 1940 avait pris l’air une version améliorée du MS-406, le MS-410. Cet appareil se distinguait par un radiateur fixe, une voilure renforcée pour recevoir 4 mitrailleuses à bandes et un échappement à effet propulsif permettant de porter la vitesse maximale à 509 km/h. Il était prévu de modifier 621 MS-406 en MS-410, mais le programme ne put être mis en place avant l’Armistice et 5 appareils seulement furent achevés avant le 25 juin 1940. Le programme reprit cependant sous l’occupation au profit de l’Aviation de Vichy, 75 exemplaires étant probablement modifiés. Mais peu de MS-410 furent effectivement mis au standard : Certains conservèrent leur échappement d'origine, d'autres leur radiateur escamotable.


MS.411

Evolution du MS.410 répondant à une demande de la Suisse, équipé d’un moteur Hispano-Suiza 12Y-45. Cet appareil était en cours de développement au moment de l’Armistice de 1940.

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MS-412

C’est en Suisse, chez EKW, que fut réalisé le prototype de cette nouvelle version, à moteur Hispano-Suiza 12Y-51 de 1 050 ch. La firme Saurer eut quelques difficultés avec la mise au point du moteur, mais le MS-412 fut finalement construit en série sous la désignation D-3801, 207 avions sortant des usines EKW, Dornier-Werke AG et SWS jusqu’en 1945. 17 monoplaces supplémentaires furent assemblés avec des pièces détachées en 1947/48, soit un total de 224 appareils. Utilisés pour l’entrainement avancé puis le remorquage de cibles, les derniers exemplaires furent ferraillés en 1959.

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Mörkö Moraani

Le 4 février 1943 prit l’air un curieux MS.406 modifié en Finlande avec un moteur Klimov M-105P de 1100 ch entrainant une hélice VIsh-61P. Le moteur, un dérivé russe de l’Hispano-Suiza 12Y, dont il avait donc les dimensions, avait été capturé en grande quantité par la Wehrmacht. Ce prototype était en outre équipé d'un canon MG 151/20 de 20 mm tirant à travers le moyeu d’hélice. Le montage d’un radiateur d’huile de Bf 109G rendait nécessaire de modifier le dessin du capot-moteur et quelques renforts locaux de structure furent jugés opportuns. Il fut décidé de modifier tous les MS.406/410 en service, mais 3 appareils seulement avaient été convertis, prototype compris, avant la fin du conflit russo-finlandais en 1944. Au total 41 Mörkö Moraani furent convertis, mais le manque de canons allemands entraina le remplacement du MG-151 par une mitrailleuse UBS de 12,7 mm. Ces avions restèrent en service jusqu’en septembre 1948, mais ne furent ferraillées que 4 ans plus tard.

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Production

  • MS.405 : 2 prototypes et 15 avions de présérie.
  • MS.406 : Entre 1083 et 1094, dont 75 environ modifiés en MS.410.
  • MS.406H : 2 prototypes construits par Morane-Saulnier et 84 sous licence en Suisse comme D-3800.
  • MS.412/D-3801 : 224 appareils.

Engagements dans l’Armée de l'Air

La Drôle de guerre

Fin août 1939, au moment de la mobilisation, 572 MS-406 équipaient 12 Groupes de Chasse de l’Armée de l’Air :

  • - Métropole : GC I/2, II/2, III/2, I/3, II/3, III/3, II/6, III/6, II/7 et III/7.
  • - Afrique du Nord : GC I/6 et I/7.

Dès le début de la Drôle de guerre le ‘Meilleur chasseur du monde’ se montra dépassé : outre les problèmes de radiateur, les commandes de tir des mitrailleuses gelaient au dessus de 5 000 m et la vitesse du monoplace français était insuffisante pour rattraper les bimoteurs allemands de bombardement ou de reconnaissance. Mais les pilotes appréciaient leur monture, qui rivalisait face au Bf 109D tant par son excellente maniabilité que par l’entrainement très supérieur des pilotes français. Mais face au Bf 109E, apparu fin 1939, les pilotes français ne pouvaient plus compter que sur une chose : la capacité du Ms.406 à encaisser les coups, et à revenir à la base après ‘en avoir pris plein du buffet’.


La Campagne de France

Le 10 mai 1940 on trouve les unités suivantes sur Ms.406 :

  • - GC III/1 à Norrent-Fontes: 30 avions (20 dispo). Après avoir totalisé 30 victoires pour 19 avions perdus (5 pilotes tués), ce groupe fut dissout le 12 août 1940.
  • - GC I/2 à Toul-Ochey: 31 avions (27 dispo). Après avoir totalisé 25 victoires pour 12 avions perdus (5 pilotes tués), ce groupe fut dissout le 7 aout 1940.
  • - GC II/2 à Laon-Chambry, dissout le 10 août 1940 avec 17 victoires et 14 avions perdus (8 tués).
  • - GC III/2 à Cambrai-Niergnies: 34 avions (28 dispo). Il a totalisé 22 victoires pour 20 avions perdus (3 pilotes tués) avant de passer sur Curtiss H-75 en juin 1940.
  • - GC I/3 à Cannes-Mandelieu: 17 avions (14 dispo), en cours de conversion sur D.520.
  • - GC II/3 au Luc: 25 avions (12 dispo), en cours de conversion sur D.520.
  • - GC III/3 à Beauvais-Tillé: 28 avions (23 dispo), en cours de conversion sur D.520.
  • - GC I/6 à Marseille-Marignane: 25 avions (12 dispo). Après avoir totalisé 14 victoires pour 20 avions perdus (11 pilotes tués), ce groupe fut dissout le 30 octobre 1940.
  • - GC II/6 à Anglure-Vouarces: 34 avions (20 dispo). Il fut crédité de 8 victoires pour 12 avions perdus (3 tués) avant de passer sur D.520, tous ses MS.406 ayant été détruits au sol le 16 mai 1940.
  • - GC III/6 à Chissey s-/Loue: 36 avions (30 dispo), en cours de conversion sur D.520.
  • - GC I/7 à Rayack, Syrie: 26 avions.
  • - GC II/7 à Luxeuil-Saint Sauveur: 35 avions (24 dispo), en cours de conversion sur D.520.
  • - GC III/7 à Vitry-le-François: 34 avions (20 dispo). Il fut crédité de 15 victoires pour 24 avions perdus (7 tués) avant de passer sur D.520 fin juin 1940.
  • - GC I/10 à Oran-La Senia: 29 avions.
  • - ERC.574 à Sidi-Ahmed, Tunis: 11 avions.

Au cours de la Campagne de France, les Ms 406 remportèrent 191 victoires confirmées, plus 89 qui ne purent être homologuées. Environ 150 appareils furent abattus par la DCA ou en combat aérien et 300 autres disparurent, abandonnés lors des replis ou détruits par les bombardements de la Luftwaffe.

 La défense de l'Empire

Le GC I/6 étant dissout le 30 octobre 1940, l’Armée de l’Air d’Armistice ne conserva en Métropole que 6 groupes de chasse monoplace sur Bloch MB.152 et en Afrique du Nord 6 groupes de chasse monoplace sur D.520 et Curtiss H-75. Le GC I/7 stationné à Rayack, Syrie, et l’EC 2/595 (9 avions) basée à Bach Maï, Tonkin, étaient les deux seules unités de première ligne utilisant des MS.406. Une petite partie des appareils disponibles après la dissolution des unités de Métropole permirent la création d'une escadrille à Madagascar, d'autres appareils étant également utilisés en école.

Durant l’incident de Lang Son (du 22 au 25 septembre 1940) un MS.406 fut gravement endommagé par des Ki-27 japonais alors qu’il escortait des Potez 25TOE et le Sgt Labussière abattit un bombardier japonais...victoire annulée officiellement pour éviter tout incident diplomatique majeur avec le Japon !

En septembre 1940 éclata la Guerre franco-thaïlandaise. Le 10 octobre 7 MS.406 sont envoyés à Tourane pour former une nouvelle escadrille de chasse, l’EC 2/596. La première mission de guerre a lieu le 23 novembre. Le 18 janvier 1941 l’Armée de l’Air en Indochine ne disposait plus que de 14 Morane. Les combats cessèrent le 28 janvier 1941, avec 4 victoires françaises pour 2 MS.406 détruits au sol par un bombardement. Les Morane-Saulnier furent réformés en 1942 faute de rechanges.

Le 15 mai 1941 les Britanniques attaquèrent les terrains d'aviation du Levant. Les pilotes français donnèrent la chasse aux Gloster Gladiator et autres Fairey Fulmar de la RAF, mais surtout appuyèrent les forces terrestres jusqu'à la capitulation. Après ralliement aux Forces françaises libres, le GC I/7 fut dissout et remplacé le 15 septembre 1941 par le Groupe de Chasse 1 Alsace. Il disposait de 14 MS.406 (2 inutilisables) et 6 appareils divers. Toujours basé à Rayack, il assura la défense des côtes libanaises, jusqu'à remplacement des MS.406 à bout de souffle par des Hurricane Mk I en aussi mauvais état en janvier 1942.

Le 5 mai 1942 l’Escadrille 565 disposait à Tananarive-Ivato de 17 ou 18 MS-406, dont 11 disponibles, y compris un détachement permanent à Diégo Arrachart. Ils firent le coup-de-feu contre les troupes britanniques, puis sud-africaines. Ils ont donc été les derniers à participer à des opérations aériennes sous les cocardes françaises.


Utilisation dans autres armées de l'air

Pendant la Seconde Guerre mondiale le MS.406 fut commandé et/ou utilisé aussi par les pays suivants :

  •  - Allemagne : La Luftwaffe, qui avait récupéré près de 200 MS.406 en France, les affecta aux écoles de chasse, mais en céda dès la fin 1940 une partie à la Finlande. 98 appareils supplémentaires furent saisis en Zone Libre en novembre 1942. Ils furent cette fois répartis entre la Finlande (2 appareils), la Croatie (44 appareils) et l’Italie (52 appareils).
  •  - Bulgarie : 20 avions.
  • - République de Chine : 13 avions arrivés à Haiphong, non livrés aux Chinois mais intégrés à l'Armée de l'Air en Indochine.
  •  - Croatie : 48 MS.406 reçus des Allemands.
  •  - Italie : La Regia Aeronautica ne semble avoir utilisé que 25 des 52 MS.406 livrés par la Luftwaffe fin 1942.
  •  - Finlande : 50 MS.406 furent offerts à la Finlande durant la Guerre d’Hiver, mais seulement 30 livrés [MS-301/330]. Assemblés par des mécaniciens français chez AB Aerotransport à Malmö-Bulltofta, en Suède, ils furent convoyés en vol vers la Finlande entre les 4 et 29 février 1940. Armés de 3 mitrailleuses MAC-34, ils entrent immédiatement en action au sein de l’escadrille LLv 28 et le 17 février 1940 le 1.Lt T. Hyrkki abat un DB-3 sur le [MS-301]. Durant la Guerre d’Hiver le LLv 28 remporte 14 victoires sans la moindre perte.

Remarque:
9 MS.406 [MS-601/605 et MS-608/611] supplémentaires et 2 MS-410 [MS-606/607] furent livrés en caisse par l’Allemagne entre les 18 décembre 1940 et 4 janvier 1941. A ces ‘prises de guerre’ s’ajoutèrent 7 MS.406 [MS-613, MS-619/20, MS-622/23 et MS-625/626] et 8 MS.410 [MS-612, MS-614/618, MS-621 et MS-624] supplémentaires en 1941. 29 nouveaux MS.406 furent achetés en Allemagne le 16 juillet 1942 [MS-627/655] et deux appareils complémentaires [MS-656/657] furent livrés fin 1942. A noter que le [MS-310] fut modifié localement en MS.410. Les appareils fournis par l’Allemagne permirent d’équiper deux nouvelles escadrilles, les LeLv 14 et 1942 et LeLv 34 en 1943. Entre 1941 et 1944 les trois unités finlandaises utilisant des Morane ont totalisées 121 victoires, pour la perte de 18 appareils seulement en opérations. La dernière victoire fut enregistrée le 6 août 1944, un Bell P-39 Airacobra victime du [MS-609] piloté par le 1.Lt M. Niinimäki du TLeLv 14. Ces avions restèrent en service jusqu’au 11 septembre 1948, mais ne furent ferraillées que 4 ans plus tard.

  •  - Lituanie : 12 commandés, non livrés à cause d'une annulation du contrat.
  • - Pologne : 160 commandés, non livrés avant le début de la guerre.
  •  - Suisse : Ce pays neutre acheta les 2 MS-406H, avant de produire sous licence 84 D-3800 et 224 D-3801.
  •  - Turquie : 45 MS.406 furent commandés, et 30 livrés en février-mars 1940.
  •  - RFS Yougoslavie : 1 MS.406 (ex-croate) capturé par des partisans.

Les survivants

Trois appareils, des D-3801, sont aujourd'hui visibles:

  • Le [HB-RCF] (D-3801 n°194, ex J-143), basé à Bex, Suisse, seul et unique exemplaire en état de vol. Propriété d'Eric Chardonnens et de l'Association Morane Charlie Fox, il participe à de nombreux meetings aériens, repeint avec des couleurs rendant honneur à la chasse française.
  • Le D-3801 n°15 (ex J-277) est exposé au Musée de l'Air du Bourget.
  • Le D-3801 n°66 [J-276] est exposé au Musée de l'Aviation suisse de Dübendorf.
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